Extraits d’un livre de l’Imam sur les secrets ésotériques de la Prière rituelle (écrit à 37 ans)                 

Extraits d’un livre de l’Imam sur les secrets ésotériques de la Prière rituelle (écrit à 37 ans)

« Il est clair et limpide pour les maîtres en connaissances métaphysiques que, tant que le pèlerin spirituel est en chemin et en cours de pérégrination vers Dieu, sa Prière et ses autres rites sont grandement différents de ceux du proche ami parfait qui est parvenu au bout du chemin, est arrivé au terme ultime de la montée vers la perfection et de l’ascension spirituelle et a posé le pied dans l’assemblée intime « à la distance de deux arcs » (Cor. 53.9). En effet, tant que le pèlerin spirituel est en chemin et en cours de pérégrination vers Dieu, sa Prière est la monture de l’ascension et le tapis volant de l’arrivée (borâq-e ‘orûdj-o rafraf-e woùûl) tandis qu’après l’arrivée sa Prière est l’empreinte des théophanies (naqshe-ye tadjalliyât) et la forme des contemplations de la beauté de l’Aimé, sans mise en œuvre d’une volonté délibérée dans sa composition, bien au contraire [...]. Brièvement dit, pour ceux qui sont plongés dans la contemplation de la beauté du Beau, des théophanies occultes ont lieu qui produisent des mouvements de désir au secret de leur cœur et, de ces émotions au secret du cœur, des effets se produisent dans le domaine physique (molk), [effets] qui correspondent — en adéquation avec la nature des théophanies — à l’un des rites ou des actes de service divin. Et alors même qu’ils n’ont d’attention indépendante pour le comment d’aucun d’entre eux, aucun détail ni condition de leurs règles formelles n’est modifié, rien ne leur est ajouté ou retranché et ils ne présentent pas de différence par rapport à leurs statuts dans la Loi révélée [...].

Cette extase (djadhbe) spirituelle et extinction totale [de celui qui reçoit les théophanies en ces théophanies] est à l’exemple de l’amant en état d’extase (‘âsheq-e madjdhûb) et de ses mouvements amoureux ou de l’ennemi juré et de ses mouvements haineux, car les mouvements et le comportement d’aucun d’eux n’est le fait d’une réflexion délibérée sur les prémisses [qui déterminent la décision d’une action réfléchie]. L’amant n’a pas besoin, dans le jeu amoureux, d’ordonner des prémisses pour en tirer la conclusion : la réalité même de l’amour est un feu qui surgit du cœur de l’amant et dont l’ardeur se diffuse en son for intérieur comme en son apparence extérieure et ce sont ces mêmes manifestations amoureuses au secret de son cœur qui apparaissent sous la forme du jeu amoureux à l’extérieur, « se répand hors de la cruche ce qui se trouve en elle » (Bâbâ Af*âl Kâshânî). Il en va de même pour celui qui est dans l’extase du niveau de l’Unité (a$adiyyat) et épris de la beauté de la Plénitude (ùamadiyyat) : les manifestations de l’Aimé en son for intérieur et les manifestations amoureuses de l’amant [qui en sont les conséquences], en paraissant et prenant forme dans le royaume de son apparence extérieure et manifeste composent la silhouette de la Prière rituelle. Et s’il y survient un état ou qu’il en résulte une disposition autre que les états et dispositions qui sont survenus dans ce dévoilement spirituel et cette cour amoureuse à celui dont l’extase et l’union sont par excellence authentiques et effectives, Sa Seigneurie le Sceau des Envoyés, ùallâ llâho ‘alayhe wa âleh, cela provient d’interventions de Satan : il reste encore au pèlerin, dans son pèlerinage spirituel, des résidus d’individualisme, d’ego et d’égoïsme et il lui faut s’efforcer de s’en guérir et quitter la voie de l’égarement. [...] Bref, il n’y a pas de dévoilement plus complet que celui du Sceau des Prophètes, ùallâ llâho ‘alayhe wa âleh, et il n’y aura pas de pèlerinage spirituel plus correct et plus exact que celui-là [...].

Notre Shaykh, le gnostique parfait djanâb-e Shâhâbâdî, que ma vie soit la rançon de la sienne, disait : « toutes les pratiques de service divin consistent à répandre la louange de la Réalité, djallat avamatoh, jusque dans le domaine du royaume corporel et, de même que l’intelligence a sa part aux connaissances et à la louange de Sa Seigneurie, que le cœur y a sa part, que l’âme (ùadr) y a sa part, le royaume corporel aussi a une part et ce sont ces rites : ainsi le jeûne est louange de la Réalité sous le rapport de la Plénitude [qui se suffit à elle-même et n’a pas de besoin à combler] (ùamadiyyat) et apparition de la louange rendue à la Pureté et à la Transcendance [à l’égard de toute limite, de tout mélange et de toute dépendance, hommage rendu à la fois par participation du corps même à ces Attributs en se passant de ses besoins dans la mesure de ses possibilités et par la prise de conscience de sa servitude totale à l’égard de la pure Seigneurie en raison de ses limites et de son asservissement à ces besoins] ; de même la Prière rituelle, qui a le rang de l’unité synthétique et de la synthèse unitive, est louange de la sainte Essence sous le rapport de tous les Noms et Attributs ». » (Serr, p.10-13)








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