Le testament de l'Imam Khomeyni, une feuille de route pour l'avenir (2/2)                 

Le testament de l'Imam Khomeyni, une feuille de route pour l'avenir (2/2)

Une partie du testament de l'Imam s'adresse aux responsables des trois pouvoirs qui assument la gestion du pays. Le texte fait, d'abord, allusion au pouvoir législatif, qui revient au Majlis islamique (le parlement), et appelle le peuple à participer, avec vigilance, à l'élection de ses députés. "A notre peuple, ma recommandation, pour aujourd'hui et pour l'avenir, est qu'il participe, avec engagement et une ferme volonté, en se souciant, toujours, des intérêts du pays et de l'Islam, à chaque tour des élections, afin d'envoyer au Majlis, des représentants dotés d'un grand sentiment d'engagement envers l'Islam et la Révolution islamique, des représentants qui appartiennent à la couche moyenne de la société, des personnes éduquées ayant une bonne connaissance des questions du jour et des politiques islamiques.", affirme l'Imam Khomeyni. Il insiste, également, sur la participation du peuple, dans la gestion du pays, en lui rappelant sa responsabilité de participer à toutes les élections, qu'elles soient des élections présidentielles ou parlementaires; ou bien encore, des élections de l'Assemblée des Experts, pour élire le Conseil du leadership ou le Guide.

Après une allusion à la situation catastrophique du parlement, sous le régime arbitraire Pahlavi, le testament de l'Imam offre, aussi, des recommandations aux élus du peuple, au sein du Majlis islamique: "Je demande à tous les députés du parlement, qu'ils se comportent, les uns avec les autres, avec honnêteté et fraternité, et qu'ils veillent, à ce que les lois issues du parlement, soient conformes aux principes de l'Islam. Qu'ils tiennent, tous, à leurs engagements, vis-à-vis de l'Islam et de ses enseignements divins, pour qu'ils parviennent à la béatitude, dans ce monde et dans l'au-delà.", précise le texte.

Il existe, dans l'Ordre de la République islamique, le Conseil des gardiens de la Constitution, une instance responsable de veiller à la conformité des lois adoptées, par le Majlis, avec l'Islam et la Constitution iranienne. Il s'agit, donc, d’une importante instance de gouvernance à laquelle le testament de l'Imam apporte quelques recommandations, dans les termes suivants: "A l'honorable Conseil des Gardiens de la Constitution, dans sa composition actuelle, et, aussi, pour l'avenir, je voudrais recommander qu'il accomplisse ses responsabilités nationales et islamiques, avec minutie et autorité, sans se laisser influencer par aucune puissance, et qu'il ne s’autorise aucune réserve, lorsqu'il s'agit d'empêcher l'adoption d'une loi contredisant la Constitution et la Charia."

Juger, dans l'optique de l'Imam Khomeiny, est une tâche très sensible, une responsabilité très lourde. Il recommande, ainsi, aux responsables du pouvoir judiciaire, de respecter la justice et les règles de l'Islam, dans leurs verdicts.

L'Imam était, surtout, très exigeant envers le pouvoir exécutif, dont la responsabilité consiste à gérer la politique courante du pays. Cette importance particulière que l'Imam avait l'habitude de porter au pouvoir exécutif, on la trouve, aussi, dans un paragraphe de son testament s'adressant aux responsables de ce pouvoir: "Vous devrez, tous, vous mettre au service du peuple, surtout, les Mostazafin. Sachez qu'il est illicite de fatiguer les gens, avec des dénis administratifs, ce qui, d'ailleurs, pourrait entraîner la colère de Dieu." Le testament de l'Imam réserve, également, des conseils spéciaux, pour les responsables de certains postes. A titre d'exemple, il recommande au ministre de l'Intérieur de désigner des gouverneurs dignes et compétents. Au ministre des Affaires étrangères, l'Imam lui recommande de s'évertuer à défendre l'indépendance, et à opter, plutôt, pour un rapprochement avec les pays islamiques. Ses conseils, pour le ministre de la Culture et de l'Orientation islamique, se résume en ces termes: "Mon testament, pour le ministre de l'Orientation, à toutes les époques, surtout, à l'époque sensible actuelle, c'est qu'il prêche le juste et tente de représenter la vraie image de la RII."

Les forces armées de la RII ont, elles aussi, leur place privilégiée, dans le testament de l'Imam. Il évoque, notamment, le rôle de la Révolution islamique, dans l'évolution spirituelle de l'armée, devenue une force, véritablement, populaire, sous l'Ordre de la République islamique d'Iran. "A toutes les forces armées, je recommande, humblement, de rester, toujours, fidèles à l'Islam, l'unique école de l'indépendance et de l'aspiration à la liberté, car, c'est à la lumière de la guidance de cette religion que Dieu appelle tous aux sommets les plus sublimes de la perfection humaine. Restez, donc, fidèles, à l'Islam, comme vous l'êtes, aujourd'hui."

L'Imam Khomeyni rend hommage, aussi, à la bravoure impressionnante des forces armées iraniennes, au cours de l'agression du régime baathiste de Saddam contre l'Iran. Vu le boycott en terme d'équipements militaires, appliqué par l'Occident contre la RII, l'Imam recommande aux forces armées iraniennes d'essayer de parvenir à l'autosuffisance, dans la fabrication des armements dont elles auraient besoin.

L'Imam porte, aussi, un regard particulier, aux mass médias, vu leur rôle névralgique qui pourrait fonctionner en faveur ou au détriment de la société. Il fait allusion au rôle destructif des médias et des mécanismes de la communication de masse, à l'époque du régime stipendié Pahlavi. "A l'époque, la radiotélévision, la presse, le théâtre et le cinéma étaient des instruments, malheureusement, très efficaces, utilisés pour la dépravation du peuple, surtout, de la jeune génération. Au cours du 20ème siècle, en particulier, pendant sa deuxième moitié, les puissances impérialistes ont mené de vastes plans et campagnes anti-islamiques et anti-religion, en abusant, exactement, de ces mêmes instruments.", indique le texte. L'Imam, qui avait une forte conviction dans le principe de la liberté, ne tolérait, pourtant, pas qu'on en abuse, avec de malsaines motivations. Cette vision se trouve, aussi, dans le testament de l'Imam, là où il dit: "Nous sommes, tous, censés savoir que la liberté à l'occidentale mène à la perversion de nos fils et de nos filles, ce que, ni la religion, ni le bon sens, n'accepte."

Dans le même temps, l'Imam appelle tous les artistes, de même que les responsables de tous les médias de masse, à exécuter leur mission qui est de présenter la vraie image de l'Islam: "Si cette image, cette belle image à laquelle appellent l'Islam et la Sunna, est révélée, en se débarrassant des malentendus des amis et des hostilités des ennemis, cette religion divine pourra se mondialiser et l’étendard glorieux de l'Islam sera hissé aux quatre coins du monde". En réalité, l'Imam Khomeyni était, non seulement, un leader aimé, mais aussi, un père tendre et soucieux, à l’égard de toute l'Ummah islamique. Une partie de son testament est, ainsi, consacrée à des conseils s'adressant aux opposants à l'Ordre de la République islamique. Tout d'abord, il tient à préciser qu' « on ne pourra pas, par des assassinats, explosions ou mensonges sans fondement, contraindre un peuple dévoué à se dérouter de son chemin. Jamais, on ne pourra renverser un gouvernement quelconque, en ayant recours à ces méthodes inhumaines et déraisonnables, d'autant plus qu'on a affaire au peuple iranien, riche de ses enfants et vieillards, toujours prêts à se sacrifier, sur le chemin du Coran, de la religion et de la République islamique. »

Aux groupes contre-révolutionnaires, l’Imam s’adresse, ensuite, par compassion, dans les termes suivants : « Je vous conseille d’abandonner ces actes insensés et inefficaces. Ne vous-laissez pas tromper par les puissances arrogantes, et, partout, où vous êtes, revenez à votre patrie et à l’Islam, si vous n’avez pas commis de crimes. Repentez vous, car Dieu est le plus miséricordieux, et la RII et le peuple iranien vous pardonneront, si Dieu le veut. Et si, même, vous avez commis un crime, dans ce cas-là, aussi, Dieu a clarifié votre devoir : retournez à mi-chemin et repentez-vous. » Il demande, aussi, aux opposants internes, de ne pas chercher des prétextes, et de ne pas, non plus, affaiblir l’Ordre de la République islamique, en abusant du principe de la liberté.

Vers la fin de son testament, l’Imam Khomeyni appelle les Musulmans du monde à s’évertuer à retrouver leur indépendance et leur liberté et à appliquer les règles de l’Islam. « Cela constituait le cheminement et la vie des prophètes, des Imams immaculés et des grandes figures de la religion musulmane. A nous de le suivre et de croire que si une nation souhaite, vraiment, se débarrasser de ses dépendances, elle le pourra. Les grandes puissances du monde ne pourront imposer à aucune nation le contraire de ce en quoi elle croit véritablement. » L’Imam répète, ensuite, son conseil habituel à tous les Musulmans du monde: « Que les Musulmans tendent une main de fraternité à leurs frères en religion, quels qu’en soient leur pays ou race. Si, un jour, cette fraternité en religion peut se concrétiser, grâce à Dieu et avec la ferme volonté des peuples et des gouvernements, vous allez voir que les Musulmans constituent la plus grande puissance du monde. », ajoute l’Imam Khomeyni.

Le fondateur de la République islamique préfère terminer son testament politico-spirituel, en glorifiant, encore une fois, le peuple iranien et sa résistance sur le chemin de la Révolution. « Ce pour quoi, vous, le noble et brave peuple d’Iran, vous vous êtes soulevés, et que vous poursuivez toujours avec dévouement, ce pour quoi vous avez consacré votre vie et vos biens, comme vous le faites toujours, cela est la plus noble et la plus précieuse cause qu’on ait connu, dans ce monde, de toute éternité ; c’est la doctrine de la divinité, au sens large, la pensée monothéiste perçue dans ses aspects sublimes. », dit l’Imam Khomeyni. Et c’est encore, dans les termes suivants que l’Imam retrace l’horizon étincelant qui se profile, à ses yeux, devant le peuple iranien : « Avec tout ce que je connais du noble peuple iranien, de sa vigilance, de son engagement et de son dévouement, de son esprit de lutte et de résistance, sur le chemin du juste, j’espère, pour ma part, que les futures générations de ce peuple hériteront de ces valeurs humaines et qu’elles en rajouteront, de génération en génération. »

A terme, le testament politico-spirituel de l’Imam Khomeyni (Que son âme repose au paradis) se termine par une phrase saisissante qui interprète les sublimes degrés spirituels de son être et qui dit : « Âme reposée et cœur tranquille et rassuré de l’espoir en la grâce de Dieu, je vous quitte, vous mes frères et sœurs, et je voyage vers ma demeure éternelle… »

 








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